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2026 : Renversement de tendance attendu des immatriculations entre 0 % et +5 %, et des conditions favorables à la croissance importante du marché de l’électrique
Paris, le 14 janvier 2026 – Publication aujourd’hui des prévisions 2026 de l’Observatoire du Véhicule Industriel (OVI) de BNP Paribas Artegy sur les secteurs du Transport Routier de Marchandises (TRM), des TP et du Véhicule Industriel (VI).
A. 2025 : Coup de frein en Europe et en France
1/ Une baisse des immatriculations sur toute l’Europe d’environ -10 %
Les chiffres arrêtés à la fin du troisième trimestre 2025 montrent un recul des immatriculations (3,5t et +) en Europe de -10,3 %. Sur 12 mois glissants, la baisse est de -7,9 % (303 671 immatriculations), recollant avec la moyenne sur 5 ans (2020-2024) de 302 599 véhicules. L’Allemagne, pays dominant pour les immatriculations de VI de 3,5t et +, s’effondre en repli de -17,9 % sur les 3 premiers trimestres 2025. L’Espagne, après une très bonne année 2024 avec +120 %, recule de -13 %. L’Italie, qui a stagné en 2024 (-0,7 %), recule également de -8 %. L’Europe de l’Est et la Pologne, qui s’étaient fortement repliés en 2024 à -18,9 % et -20,9 %, rebondissent sur les 3 premiers trimestres 2025 à +5,9 % et +3,4 %.

2/ Un marché français en repli à 2 chiffres en 2025 sur tous les segments 3,5t et plus de 5t
Le marché des véhicules industriels de 3,5t et + en France a vu ses immatriculations baisser de -16,7 % pour les 9 premiers mois de 2025, et de -16,9 % sur 1 an glissant à 45 485 unités, soit une baisse de 3,3 % par rapport à la moyenne des 5 dernières années.
Le marché des plus de 5t suit la même tendance. En 2025, les immatriculations totales de VI neufs (>5 t) passent de 48 486 unités en 2024 à 44 119 en 2025, soit près de 4 367 véhicules de moins, en baisse de -9,9 %. La contraction est visible dès le premier semestre et se prolonge tout au long de l’année, malgré quelques mois ponctuellement mieux orientés, dont décembre qui progresse de 20,3 % à 4428 unités dont 166 camions électriques soit 4,2 % des immatriculations.
Les porteurs totalisent 21 249 immatriculations sur 2025, soit une chute d’environ -9,5 %. Les tracteurs suivent une trajectoire comparable, à 22 870 unités, soit un recul de -10,3 %.

3/ Un marché français du VUL en repli de 8,1 %
Le marché des véhicules utilitaires légers neufs reste, lui aussi, orienté à la baisse sur les onze premiers mois de 2025. Le cumul glissant passe de 381 781 immatriculations fin 2024 à 356 677 sur les onze premiers mois de 2025, soit un recul de -6,6 %. Ce retrait intervient après une phase de haut plateau entre 2018 et 2023, autour de 400 000 immatriculations annuelles. Il traduit à la fois un environnement économique plus incertain et le dégonflement progressif de la demande post COVID.
B. 2026 : Inflexion attendue du marché français ? des immatriculations entre 0 % et +5%
1/ Le nécessaire renouvellement des flottes, notamment retardé par l’attentisme lié au pessimisme économique, a relancé les commandes en 2025, qui produiront les premières immatriculations en 2026
L’enquête « Experts » de l’OVI affiche des carnets de commandes de tracteurs neufs en nette augmentation, avec une hausse moyenne de 24,2 %. Les carnets de commandes effectifs des porteurs sont, eux aussi, en progression dans une moindre proportion, à +5,3 %.
Les commandes de VUL neufs chez les concessionnaires sont en augmentation de + 8,6 %.
8% des investissements concernent le développement des flottes.
2/ Des délais de livraison normalisés permettront de transformer les commandes 2026 en livraisons
Les effets négatifs du Covid et de la crise des composants sont désormais derrière nous.

C. Un marché de l’électrique attendu en croissance importante en 2026 grâce à une conjonction de facteurs accélérateurs
Paradoxalement à l’heure où le diesel affiche des prix à la pompe bas – proches de 1,35 €/l – l’enquête anticipe une croissance importante de la flotte de camions et VUL électriques. Cette prévision s’appuie sur les nouvelles tendances structurelles du marché qui incitent à l’électrification des flottes, et notamment :
1/ Une offre de véhicule électrique pour chaque usage
Tous les constructeurs européens, sous la pression de l’UE, ont développé une offre couvrant tous les segments, et tous les usages avec des autonomies pouvant atteindre 600 km.
2/ Un coût total de détention (TCO) comparable au diesel dans certains cas, porté par :
3/ Un parc de porteurs diesel vieillissant, de près de 12 ans en moyenne (sources SDES 2024)
La distribution urbaine comme les trajets inter-dépôts se prêtent particulièrement bien à l’électrique, du fait de la forte planification des trajets (et donc des capacités de recharges).
Dans une moindre mesure, la consolidation du secteur du transport donnant naissance à des groupes plus solides, la persistance des enjeux de qualité de l’air et la densification du parc de bornes de recharge soutiendront également cette croissance.
Conclusion
Cet OVI 2026 met en exergue 2 virages importants. Celui d’un retournement de tendance vers une croissance des immatriculations entre stable et +5 % et d’autre part, l’émergence d’un mix énergétique différent, plus électrique, s’appuyant sur 3 moteurs de croissance structurels. L’arrivée de l’électrique à plus grande échelle dans les parcs va en normaliser l’usage, tout en « produisant » dès maintenant les premiers V.O électriques de demain.

« Si 2025 a vu, comme attendu, un recul des immatriculations pour la deuxième année consécutive, nous anticipons en revanche pour 2026 la fin de la baisse avec une année stable, voire une croissance des immatriculations de 5%, portée entre autres par le nécessaire renouvellement des flottes. Avec un parc de poids lourds électriques qui a doublé en 2025 pour atteindre presque 2 000 unités, le marché de l’électrique va croître de façon importante grâce à une conjonction de facteurs accélérateurs, en particulier des TCO proches ou comparables au diesel sur certains usages » déclare Arnaud Villéger, Directeur de l’Observatoire du Véhicule Industriel.